27.10.2008

Let's Get Lost

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Peu de temps après Shine A Light était sorti au cinéma un film passé inaperçu. Ce film, c’est Let’s Get Lost de Bruce Weber.

Il n’est pas besoin de s’étendre sur l’incapacité des médias, soi-disant spécialisés, à parler de culture autrement qu’avec snobisme et effrayer de ce fait un public qui aurait pu s’y intéresser si l’intelligentsia ne le prenait pas d’aussi haut.

Let’s Get Lost s’atèle au personnage de Chet Baker, plus qu’à son œuvre. La personnalité complexe, ambiguë de Chet Baker méritait amplement l’ambitieux travail sur les images, en noir et blanc, de Bruce Weber, photographe de son état.

Le film traite autant de la musique de Chet que de son rapport à l’autre (et plus particulièrement à la femme). On pense bien que l’idée, clairement exprimée d’ailleurs au cours d’un entretien entre le réalisateur et son sujet, était de cerner le personnage de Chet Baker, et de faire la part entre le génie et l’homme.

Le plaisir du génialissime trompettiste à se voir mystifié de la sorte est manifeste, il joue un rôle parfaitement rodé (rien n’est jamais de sa faute, sa vie, ses accidents sont le résultat du hasard et tout glisse sur lui sans laisser de traces). Le public n'est pas dupe, mais il aime à regarder la mise en scène subtile de ce génie, un peu roublard.

Mais le génie et l’homme sont une seule et même entité, il est bouleversant pour chacun de l’avoir rencontré comme il est enivrant de toucher à l’art sans toutefois n’y rien comprendre et encore moins y contribuer. Il est évident que les différentes femmes interviewées, qui l’ont connu et l’ont aimé, s’y sont brûlées les ailes mais il persiste nettement qu'elles veulent encore toutes rester au plus près de la flamme.

Il est aussi troublant de voir à quel point l'âge a si peu de prise sur Chet Baker. Il est lui, aussi hypnotisant en vieillard précocement usé devant la caméra que sur les images d'archives prises pendant sa jeunesse.

Comme beaucoup, j’avais été fascinée par les nombreuses photos du jeune trompettiste, par son charisme, de même que par sa voix douce et mélodieuse.
Il est un peu regrettable que le film ne fasse pas une plus grande place au sentiment de Chet sur sa propre musique et sur le jazz en général dans les sujets traités.

Esthétiquement, il reste un très bel objet, tant du point de vu de l’image que du son. Les personnages, notamment les femmes, confèrent aussi à l'oeuvre une élégance particulière, définie par chacune d'entre elles (pudeur, fierté, admiration s'y retrouvent).

Il est dommage que le film, parce que le Jazz n’est pas une musique "grand public", parce qu’un documentaire réalisé par un photographe, qui plus est en noir et blanc, sont des critères effrayant, n'est pas eu l'occasion de rencontrer plus largement son public. Finalement un film d'artiste qui tente, dans son oeuvre de traiter de la beauté elle même, la beauté inaccessilble, particulière d'un autre artiste, un trompettiste de génie, c'est cela que devrait être le cinéma.

 

La fin de l'histoire est triste, à peine légendaire. Chet Baker est mort, tombé d'une fenêtre "accidentellement", l'addiction a eu sa peau.

Il reste le jazz...
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23.10.2008

Rien de spécial

Dernièrement j’ai eu une chouette idée. J’ai pensé (et dit tout haut, ça va de soi) : « Un jour, faudrait qu’un mec vienne mixer avec des vieilles K7 audio toute pourries et il y  aura toujours des imbéciles pour trouver ça cool ». J’étais sûre de moi parce que j’ai déjà vu (à de nombreuses reprises) des gens faire de trucs complètement stupides (et même pas drôle) un nouveau concept et se justifier sous le prétexte fallacieux de l’ironie. Je peux vous dire que ça marche super bien, on peut déplacer une foule incroyable de désoeuvrés décérébrés avec ce genre d’ « idées » (oh ça va ! j’y vais aussi hein).


Bin ce soir, j’y ai repensé et à mon avis, c’est bien possible. J’ai presque envie de me lancer tiens. Je serais tellement hype que j’aurais certainement mes entrées au Baron pendant 15 jours (au moins !).


Ensuite, j’ai réfléchi aux contraintes techniques, « ouhlala, y a du boulot ! » je me suis dit. Il faudrait enregistrer les cassettes avant (mais au moins, pas de chantages de playlists le soir même), faudrait écrire à la main tous les titres dans la jaquette comme on faisait quand on était petit. Et puis surtout y a le problème du rembobinage, de l’attente que ça implique, et du bruit terrible que ça fait (il me semble pourtant que vers la fin, il y avait des radiocassettes ultra perfectionnés qui repéraient la fin d’un morceau, oui ? non ?).


« Je suis bien trop paresseuse », j’ai constaté, « tant pis pour le Baron ».


P.S. : J’essaie d’écrire un truc intelligent pour bientôt mais ça prend du temps (genre j’ai une bibliographie…).

20.10.2008

La Mode de la Rentrée


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J'ai encore changé de fac cette rentrée... J'arrive pas bien à écrire parce ce que les touches de mon ordinateur sont très dissipées ce soir. Du coup, les lettres, elles se mettent n'importe où alors qu'on avait eu une réunion exceptionnellement sérieuse à ce sujet, tous ensembles. A savoir : mon cerveau, lui, c'est le chef, mes doigts ce sont les généraux (j'voudrais pas balancer mais mes doigts n'en font qu'à leur tête), les touches ce sont des sous-fifres (elles ce sont probablement des nanas, elles ont des jeux bêtes qui consistent à changer de place au dernier moment, on entend même leurs gloussements de greluches) et finalement les lettres, sous officiers de mes 2, elles profitent que l'on s'interesse aux touches pour aller se racconter des bêtises à l'autre bout des phrases (et elles m'ont inoculée le hoquet ces garces! afin de pouvoir prendre le contrôle du monde).

Il faut rajouter à tout cela un ordinateur (clavier + écran) qui ondule et qui joue à être l'arc en ciel.

Vous comprendrez alors toutes la difficulté que j'ai à poster un texte convenable.

C'est la raison pour laquelle, je décline toutes responsabilités quant à cet essai littéraire (à ce stade ma main gauche en a trop pris et la droite se retrouve à tout gérer).

C'est au moment où la main droite est venue se plaindre une énième fois au cerveau hoquetteur qu'il n'y avait qu'elle qui bossait ici et que si ça continuait comme ça, elle partirait loin et on aura tous l'air con ("si c'est pas déjà fait" qu'a répondu mon cerveau, mais il voulait se la ramener).

Elle a mal pris cette dernière remarque, la main droite, elle est partie, d'un bond, on a pas compris pourquoi. Mais on sait bien qu'elle reviendra parce qu'en vrai elle nous aime bien.

Forcément, l'histoire de la fac, un hoquet l'a emportée, on ne sais plus où elle est (et on ne sais même pas si elle va revenir, catin d'idée). Elle reviendra sûrement au petit matin cette petite catin, elles reviennent toujours. Et alors, on l'appelera "Pomponette".

J'vais en rester là pour ce soir hein, je crois que j'en ai déjà trop dit.

 

02:20 Publié dans Mode | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : mode

19.10.2008

Fargo All Stars

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Il y a quelques nuits de cela, errant sur le site bien connu d'un disquaire-libraire-gouffrefinancier non moins connu, je remarque entre autres calamités,  un concert qui m'interesse un peu (voire beaucoup). C'est un certain Joseph Arthur qui joue bientôt à la Cigale.

Au moment de récupérer ma précieuse place au guichet, je m'apperçois que le billet concerne en réalité une soirée du label Fargo, mais ça va quand même parce que Joseph Arthur est marqué en plus gros que les autres. Il faut savoir aussi que le label Fargo, c'est le label d'Andrew Bird, artiste que j'admire au delà de toute raison (je crois même que je le préfère à Devendra, c'est dire!), je suis donc à peu près confiante dans la soirée.

Le jour J, je me rends à la Cigale, bien en retard à mon habitude. Je ne peux donc pas vous dire ce que j'ai pensé d'Olle Nyman, je suis arrivée tout pile au clap de fin (non mais c'est quoi cette nouvelle blague consistant à commencer les concerts à l'heure j'ai envie de dire). Il est passé où le temps où on attendait deux heures dans une salle surchauffée que le roadie ait terminé d'accorder cette foutue guitare (la même qui restera bien sagement sur son chevalet à guitares pendant la totalité du concert, le type sensé s'en servir préférant sa vieille folk toute cassée).

Par contre, si vous voulez, je vous donne mon avis sur la catastrophe qui a suivi, j'ai nommé Jesse Sykes. Alors, déjà, je dirais que le look de la nana pseudo beatnik avec des cheveux traînant jusqu'au sol et courbée dans une attitude de "je-porte-le-poids-des-absurdités-de-notre-monde-sur-les-épaules" a tendance à m'irriter quelque peu. Alors que je n'avais jamais entendu parler de cette fille, j'ai eu tout un tas d'a prioris dans la seconde (oh non! pas envie d'entendre un discours de l'ordre de "le monde est pas beau et les gens sont méchants"). Après, je dirais qu'elle a beaucoup de chances d'avoir un tel backing band, excellentissimes s'ils jouaient leurs propres morceaux à mon avis. Soyons honnête, elle a une très belle voix, mais dieu que ses morceaux sont pour la plupart insipides! Du moins en live, parce que j'avoue apprécier ceux en ligne sur son myspace (http://www.myspace.com/jessesykes).
Bref, j'étais dans le balcon à crier au scandale pendant tout son set.

Mais après... Après quelques pintes aussi hein (comme ça vous comprendrez mieux). Joseph Arthur entre en scène, avec un groupe. C'est la quatrième fois que je voyais Joseph mais la première fois accompagné. Avec C., on s'est directment levé puis on est allé se coller à la scène.
Bon, et là, je suis obligée d'exiger des explications de la part de Fargo : pourquoi ces places assises à la Cigale? C'est pour les vieux Fargo? (non mais même à Dylan le public était debout, même DYLAN était debout!). L'avantage : malgré mon petit gabarit, j'y voyais très bien.

Puis, le concert à commencé, dès les premières notes, C. et moi on s'est mise à danser, dans une sorte de transe post-Woodstock (c'est là que l'histoire des pintes prend tout son sens). On a agacé tous ces couillons assis, amusé la lead guitariste absolument génialissime (et probablement le reste du groupe aussi, mais ça m'est égal, j'ai l'habitude d'être ridicule devant Joseph Arthur). Y a pas à dire, Joseph Arthur, j'ai entièrement raison d'être fan, de vrais morceaux, un vrai chanteur, ça pourrait donner des leçons à certains (là, j'esquisse une critique sur Folk U II). Je suis ressortie avec un sourire magistral, complètement trempée (et pas mal courbaturée le lendemain).

Voici quelques liens :
http://www.myspace.com/josepharthur
http://www.myspace.com/thelonelyastronauts


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La Genèse

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Il me manquait ce temps où je pouvais raconter n'importe quoi à n'importe qui, c'est à dire écrire sur rien et être lue par tout le monde.

Alors, je recommence, au beau milieu de la nuit, un samedi soir (rien de mieux à faire).

Dans ce blog là, je vais m'essayer à la critique intelligente (oui, on peut déjà commencer à rigoler), mais je ne me suis pas encore décidée sur le sujet.

A demain donc.

02:43 Publié dans Rien | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : rien

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