25.11.2008
Encéphale journal
Ces derniers temps, j'ai envie de râler, de dénoncer, de calomnier, de parodier, de céder à mes instincts les plus vils. Soyons faibles...
Les 5 qualités indispensables des journalistes de la micro-hype parisienne :
- Le renvoi d'ascenceur : par exemple "bibi, journaliste mondialement célèbre, écrit sur toi dans son magazine qui déchire trop et est lu par au moins 15 de ses potes si tu le mets sur liste la prochaine fois que tu mixes au Régine (variante : Baron)". A pour conséquence d'aboutir à une forte consanguinité chez les gens "qui en sont".
- L'objectivité : par exemple, "bibi, journaliste qui court les afters et les open bars a écrit une critique virulente sur les cons qui courent les afters et les open bars". La variante, "Jeanine, trop fière de sortir avec le premier abruti qui a réussi à mixer au paris paris a écrit un article de fond sur le phénomène des groupies qu'elle connaissait mal (regardez bien, y a même une biblio)". A pour conséquence qu'on a plus envie de lire des gens qui nous prennent pour des imbéciles.
- Le point de vue atypique : par exemple "bibi, critique intègre du journalisme culturel, a bizarrement eu le même avis que bobo et baba, ses collègues des autres hebdos, sur le dernier livrequ'ilfautlire/concertoùilfallaitêtre, à la quasi-virgule près". A pour conséquence une crise de la confiance dans les journalistes intègres.
- Le choix des sujets : par exemple : "bibi, grand agitateur d'esprit, va déclarer que les pink floyds font de la merde et passera bizarrement sous silence son adhésion totale à la dernière soupe R'n'B". A pour conséquence un langage bien particulier au magazine tendance, il y est de bon ton d'y déclarer ne pas aimer un sujet trop universellement admiré, d'y balancer une ou deux références inconnues pour que le lecteur se sente con (le lecteur aime apparemment être pris de haut). En résumé, il faut avoir l'air O-R-I-G-I-N-A-L, à tout prix. Par exemple, depuis quelques temps (le 4 novembre pour être précis), il est bien vu de critiquer le programme d'Obama et encore mieux de critiquer les gens qui critiquent le programme d'Obama.
- La prise de risque : par exemple, "bibi, apprenti desproges, va faire une blaque un peu dangeureuse sur un débat clos la semaine précédente". A pour conséquence de pouvoir se moquer l'esprit libre ("ouf, il n'y a plus de risques que je passe pour un adhérent UMP en polo RL").
Normalement j'ai tout bon là, je me suis moquée sur un ton parodique/humoristique/parisianiste d'un journal plus suffisamment underground pour faire bien dans les références citées au cours d'une soirée. Je devrais avoir une pige chez Technikart d'ici demain...
20:47 Publié dans Rien | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : absurdités
Anyway

Dans ses composition, Spiritualized joue sur ce détail si peu perceptible qui transforme une simple mélodie pop aux accents psychédéliques en un hymne majestueusement malsain, cotoyant la folie et les anges.
La grande thématique de la frontière entre la raison et la folie, la réalité et le rêve est traitée subtilement par Jason Pierce. On ne sait quel élément vient bousculer la rationalité pour créer des morceaux tout à fait uniques, il peut s'agir de la répétition de plus en plus appuyée d'un même thème, des envolées instrumentales, du chant sussuré...
L'image du monde médical est récurrente dans l'esthétique du groupe. On se souvient de leur splendide CD présenté sous la forme d'une aspirine avec les mentions composition, posologie, etc dans la jaquette. Le myspace du groupe (réduit peu ou prou à la personne de Jason Pierce) est actuellement décoré de diverses voies veineuses périphériques, fait d'autant plus troublant lorsque l'on sait que le talentueux J.P. a récemment failli succomber à une pneumonie.

00:31 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : spiritualized, musique, jason pierce
16.11.2008
Décalage
De retour dans la cour de récré, j'avais cru naïvement que les gens avaient grandi depuis ce temps là. Donc c'est toujours ces mêmes histoires de "t'es pas ma copine", "machin s'intéresse à truc alors qu'il sort avec bidule". Des mensonges pathétiques à n'en plus finir. Je ne comprends pas comment on peut se fatiguer sur des futilités pareilles ou au moins fatiguer les autres.
Je croyais qu'avec un minimum de civilité, on avait la décence de prendre un peu sur soi, qu'on avait appris à gérer ses problèmes sans y impliquer une dizaine de personnes au bas mot…
En fait non, la réalité c'est que les gens aiment les scandales, ils ont besoin de se sentir exister et disons que créer l'événement fait sûrement rêver à une vie intéressante, quelques heures du moins. Et ils s'en vantent , parce qu'on s'imagine que blesser les autres révèle une hypothétique force de caractère (tout comme prendre les gens pour des cons rend plus intelligent, c'est connu).
C'est aussi plus facile de se rassurer en brisant les autres, sûrement plus facile que de se regarder dans un miroir et comprendre qu'on est rien, que l'autre là, s'en fout et que de toute façon, il n'y a que soi-même que sa petite vie intéresse.
Alors oui, cette note n'est pas très amusante mais l'honnêteté intellectuelle n'est plus très en vogue.
Je ne suis pas parfaite mais le plus souvent, je souris, je réponds poliment, j'attends que ça passe. L'agressivité volontaire, les manipulations de bas étage me donnent envie de vomir, je serre les dents.
Parfois je souris et j'écoute aussi pour de vrai. Les gens biens existent, ils ont leurs soucis, j'ai envie de les aider et réciproquement, ça s'appelle l'amitié.
13:57 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : soirées
02.11.2008
Une idée

- Qu’est ce que vous emmèneriez sur une île déserte ?
- Un bateau.
(C’est pourtant simple, non ?)
22:49 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Rien à dire
J’ai très envie de partir en vacances ! J’ai tout le temps envie de partir en vacances…
Et je ne pars jamais en vacances.
Enfin, je ne fais pas les voyages que je voudrais faire.
Mais pour le moment, j’avoue être assez épuisée (j’ai un problème d’adaptation à la vie un peu enquiquinant).
J’ai des nouvelles chaussures pour me donner envie de marcher, encore un peu plus loin.

Funkadelic, Can You Get To That
22:39 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note