18.08.2009

De l'avenir proche

Aujourd'hui, je fais mon emploi du temps cinématographique des 6 prochains mois.

Et je suis tombée sur ça :

Forcément je l'ai mis dans ma liste (il a l'air rigolo).

16.06.2009

De ce plastic moulé qui brille comme du verre

Je vais pas tarder à devenir folle. Et ce sera la faute de cet enf*** d'ordinateur.

Vous êtes prévenus.

Bon après, je sais que ce blog est peu loquace ces temps-ci mais je bosse (ça m'arrive).

Et je n'aime pas le cinéma de divertissement.

Oui je sais, les pixars...

Et alors ?

01.06.2009

De médiocrité

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Me voilà assaillie de la pire des craintes, celle d'être médiocre, d'autant qu'elle concerne un domaine dans lequel je me sens d'ordinaire assez confiante.

En lisant un petit livre sur Lynch, l'auteur, Thierry Jousse, évoque une des premières oeuvres du réalisateur, The Grandmother, l'histoire d'un jeune garçon persécuté qui s'enferme dans sa chambre pour y recréer "une sorte de monticule de terre bientôt métamorphosé en sculpture organique et suintante qui finit par se transformer en une grand-mère muette et bienveillante".

Sur les deux niveaux de lecture possibles, un seul m'est venu à l'esprit, celui de la transposition à l'écran d'un processus psychologique visant à créer une figure affective nécéssaire dans un environnement hostile.

Par contre, la première lecture, somme toute évidente, de la "constitution d'une figure d'artiste" (le personnage se réfugie dans la création, ce qui est quand même à l'origine de toute production artistique) ne m'avait pas effleurée.

J'ai une excuse, je n'ai pas vu le film dont il est question et je sais suffisamment que l'on est toujours guidé au cinéma et les multiples points de vue échappent rarement aux spectateurs attentifs.

Par contre, ça confirme que je manque cruellement d'une chose que je saurais mal expliquer. Je me perds instantanément en interprétations psychanalytiques sans considérer en premier lieu le sens le plus concret, celui issu des actes. C'est un défaut, ça veut dire qu'on ne voit les choses qu'en les interprétant, on ne les voit pas telles qu'elles sont véritablement présentées. Et si l'interprétation n'est pas souvent fausse, ce sens premier est tout aussi nécessaire dans une analyse intelligente et juste.

Donc je me sens bête depuis maintenant deux heures et j'aime pas trop ça.

Par contre, j'ai aussi relevé une erreur messieurs les éditeurs, si Laura Harring est bien une des deux femmes de la couverture, la seconde n'est pas Naomi Watts mais Melissa Georges. (je n'aime pas quand il y a des fautes dans les livres, même des coquilles, ça me donne ensuite l'impression que tout est une mauvaise imposture de faussaires débutants et je deviens excessivement méfiante sur le contenu après).

Les citations de Thierry Jousse sont issues de son ouvrage sur David Lynch édité pas les Cahiers du Cinéma.

10.04.2009

De part

J'en suis à compter les secondes d'ici mon départ de Paris. Pas encore décollée que j'appréhende déjà le retour.

Oui, parce que les choses ne changent pas miraculeusement pendant une absence et je n'aurais certainement pas envie de retrouver ce statu quo.

J'ai l'impression de vivre suspendue. L'absence d'envie ne nous fait appartenir à rien. Si ce n'est un vague désir de fuite, je me sens comme anesthésiée.

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Un très beau film au passage mais si on ne l'a pas vu, on peut difficilement comprendre l'allusion.

01.12.2008

Programmation génétique

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Mais qu'est ce que je fous là moi?

 

Je marche pas souvent dans les complots machiavéliques ourdis contre les filles mais malheureusement, à l'approche de noël, je baisse la garde et BAM, je me retrouve chez Gaumont devant LE film pour greluches de la saison.

Mon second chromosome X a fait fi de l'affiche pourtant annonciatrice de catastrophes en série (keira knightley, perruque de 3 m de haut, poudre de riz) et semi-inconsciemment, je prends mon billet. C'était un dimanche en plus (je me cherche des excuses).

J'ai tellement joué le jeu que me voilà équipée de pop corn sucré et de soda light en bonne compulsive de l'achat qu'on a fait de moi.

 

Ai-je besoin de préciser que le film est mauvais (très mauvais). On est loin de Barry Lindon je dirais, certes, on s'en doutait... mais à ce point!

La réalisation est truffée de fautes de goût, de mauvais clichés. Un exemple? le traitement du personnage principal, si subtil, la montre : nette lorsque les autres sont flous, systématiquement détachée du groupe de quelques pas, plus bavarde, mieux coiffée, plus spirituelle, plus tout en résumé, il suffit de faire la liste des lieux communs des mauvaises productions.

 

Le seul élément surprenant a été la présence de Patrick de Carolis dans la salle (je ne suis pas n'importe qui, je vais dans des ciné de VIP).

Patrick de Carolis est allé voir The Duchess (et pas Hunger ou Two Lovers), vous situez un peu la teneur de ce scoop!

 

J'ai une vie bien palpitante moi.

 

 

27.10.2008

Let's Get Lost

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Peu de temps après Shine A Light était sorti au cinéma un film passé inaperçu. Ce film, c’est Let’s Get Lost de Bruce Weber.

Il n’est pas besoin de s’étendre sur l’incapacité des médias, soi-disant spécialisés, à parler de culture autrement qu’avec snobisme et effrayer de ce fait un public qui aurait pu s’y intéresser si l’intelligentsia ne le prenait pas d’aussi haut.

Let’s Get Lost s’atèle au personnage de Chet Baker, plus qu’à son œuvre. La personnalité complexe, ambiguë de Chet Baker méritait amplement l’ambitieux travail sur les images, en noir et blanc, de Bruce Weber, photographe de son état.

Le film traite autant de la musique de Chet que de son rapport à l’autre (et plus particulièrement à la femme). On pense bien que l’idée, clairement exprimée d’ailleurs au cours d’un entretien entre le réalisateur et son sujet, était de cerner le personnage de Chet Baker, et de faire la part entre le génie et l’homme.

Le plaisir du génialissime trompettiste à se voir mystifié de la sorte est manifeste, il joue un rôle parfaitement rodé (rien n’est jamais de sa faute, sa vie, ses accidents sont le résultat du hasard et tout glisse sur lui sans laisser de traces). Le public n'est pas dupe, mais il aime à regarder la mise en scène subtile de ce génie, un peu roublard.

Mais le génie et l’homme sont une seule et même entité, il est bouleversant pour chacun de l’avoir rencontré comme il est enivrant de toucher à l’art sans toutefois n’y rien comprendre et encore moins y contribuer. Il est évident que les différentes femmes interviewées, qui l’ont connu et l’ont aimé, s’y sont brûlées les ailes mais il persiste nettement qu'elles veulent encore toutes rester au plus près de la flamme.

Il est aussi troublant de voir à quel point l'âge a si peu de prise sur Chet Baker. Il est lui, aussi hypnotisant en vieillard précocement usé devant la caméra que sur les images d'archives prises pendant sa jeunesse.

Comme beaucoup, j’avais été fascinée par les nombreuses photos du jeune trompettiste, par son charisme, de même que par sa voix douce et mélodieuse.
Il est un peu regrettable que le film ne fasse pas une plus grande place au sentiment de Chet sur sa propre musique et sur le jazz en général dans les sujets traités.

Esthétiquement, il reste un très bel objet, tant du point de vu de l’image que du son. Les personnages, notamment les femmes, confèrent aussi à l'oeuvre une élégance particulière, définie par chacune d'entre elles (pudeur, fierté, admiration s'y retrouvent).

Il est dommage que le film, parce que le Jazz n’est pas une musique "grand public", parce qu’un documentaire réalisé par un photographe, qui plus est en noir et blanc, sont des critères effrayant, n'est pas eu l'occasion de rencontrer plus largement son public. Finalement un film d'artiste qui tente, dans son oeuvre de traiter de la beauté elle même, la beauté inaccessilble, particulière d'un autre artiste, un trompettiste de génie, c'est cela que devrait être le cinéma.

 

La fin de l'histoire est triste, à peine légendaire. Chet Baker est mort, tombé d'une fenêtre "accidentellement", l'addiction a eu sa peau.

Il reste le jazz...
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