02.06.2009
De mystère
Marcello m'a lancé un défi (on aime bien de donner des challenges à la maison, ça nous occupe) (oui, vous avez deviné, on a pas grand chose d'autre à faire).
Bref, voici les règles élémentaires de notre petit jeu :
- un laps de temps déterminé (exemple : 5 secondes) ;
- une question à laquelle il faut répondre le plus précisément possible (exemple : où t'as foutu ma brosse à dent ?).
Ouais, on n'a pas inventé l'eau tiède, et alors !
Vous imaginez que souvent, je gagne (il répond rarement, alors dans le laps de temps, BONJOUR!).
Et pourtant, là, il vient de m'atomiser sévère. Il a profité d'une de mes siestes improvisées, un coin de table incrusté dans la joue, pour réduire à néant mon score si bien approvisionné depuis nos "deux ans et quelques" de vie commune.
J'ai donc ma vie entière pour comprendre comment, pendant mon sommeil, ce nabot malveillant a pu lancer ce morceau sur mon ordinateur innocent :

A Place to Bury Stranger, j'aurais vite fait de comprendre, ou mettons Adam Green (si je suis dûre d'oreille), mais Eels !
...
Le mystère reste entier et j'ai grave l'impression d'avoir emménagé à Twin Peaks (mais où est Dale bon dieu ?).
En plus de ça, le choc inhérent à un tel voyage temporel (teenage years, so long my friends) fut si important qu'il m'a fallu vérifier l'année afin d'être bien certaine du présent.
Nan mais Eels quoi...
T'as un message à faire passer félin junky !
22:30 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : jeux bêtes, chat, marcello, musique, eels, novocaine for the soul, beautiful freak
De tout ce bonheur
Toute cette joie, je ne sais plus quoi en faire.

Etat d'esprit actuel
Le 19 août 2009 est jour de fête : Vetiver et Beach House investissent le Nouveau Casino pour une date commune.
WELCOME BACK !
C'est un peu comme si j'avais appris que les 5 dernières années de ma vie n'étaient qu'un mauvais rêve.
01:43 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : vetiver, beach house, nouveau casino, concert, musique
01.06.2009
De médiocrité

Me voilà assaillie de la pire des craintes, celle d'être médiocre, d'autant qu'elle concerne un domaine dans lequel je me sens d'ordinaire assez confiante.
En lisant un petit livre sur Lynch, l'auteur, Thierry Jousse, évoque une des premières oeuvres du réalisateur, The Grandmother, l'histoire d'un jeune garçon persécuté qui s'enferme dans sa chambre pour y recréer "une sorte de monticule de terre bientôt métamorphosé en sculpture organique et suintante qui finit par se transformer en une grand-mère muette et bienveillante".
Sur les deux niveaux de lecture possibles, un seul m'est venu à l'esprit, celui de la transposition à l'écran d'un processus psychologique visant à créer une figure affective nécéssaire dans un environnement hostile.
Par contre, la première lecture, somme toute évidente, de la "constitution d'une figure d'artiste" (le personnage se réfugie dans la création, ce qui est quand même à l'origine de toute production artistique) ne m'avait pas effleurée.
J'ai une excuse, je n'ai pas vu le film dont il est question et je sais suffisamment que l'on est toujours guidé au cinéma et les multiples points de vue échappent rarement aux spectateurs attentifs.
Par contre, ça confirme que je manque cruellement d'une chose que je saurais mal expliquer. Je me perds instantanément en interprétations psychanalytiques sans considérer en premier lieu le sens le plus concret, celui issu des actes. C'est un défaut, ça veut dire qu'on ne voit les choses qu'en les interprétant, on ne les voit pas telles qu'elles sont véritablement présentées. Et si l'interprétation n'est pas souvent fausse, ce sens premier est tout aussi nécessaire dans une analyse intelligente et juste.
Donc je me sens bête depuis maintenant deux heures et j'aime pas trop ça.
Par contre, j'ai aussi relevé une erreur messieurs les éditeurs, si Laura Harring est bien une des deux femmes de la couverture, la seconde n'est pas Naomi Watts mais Melissa Georges. (je n'aime pas quand il y a des fautes dans les livres, même des coquilles, ça me donne ensuite l'impression que tout est une mauvaise imposture de faussaires débutants et je deviens excessivement méfiante sur le contenu après).
Les citations de Thierry Jousse sont issues de son ouvrage sur David Lynch édité pas les Cahiers du Cinéma.
19:15 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : david lynch, cinéma, the grandmother, critique